LEE GOODALL :
UN HOMME COMBLÉ…
Arrivé
en France en 1981 pour enseigner le squash au Prado de Marseille (il avait
20 ans), ce jeune joueur anglais d’un bon niveau à l’époque, (il jouait en
équipe pour les clubs de Sindlesham et Wokingham aujourd’hui disparus)
n’est jamais revenu…
À 23 ans, il s’installe à Antibes, où il continuera à donner des cours, et
voyagera entre Marseille et Antibes pendant quelques années. Et à 25 ans,
il fait la rencontre la plus importante de sa vie :
« J’ai rencontré la femme de ma vie, Angélique, aujourd’hui
directrice d’antenne ANPE, avec qui j’ai deux filles, Lara (14 ans), et
Ella (12). J’ai beaucoup de chance, car c’est une femme qui elle aussi est
très occupée, et elle comprend que ma carrière soit importante pour moi,
même si j’essaie toujours de privilégier ma famille…
En
1989, le club d’Antibes a été complètement détruit par un incendie, et
c’est Clive Stokes qui a repris l’affaire, en me proposant de
devenir son associé. Comme je ne voulais pas rester professeur de squash
toute ma vie, cela tombait très très bien…
Quand nous avons rouvert, nous avons ajouté un centre de fitness, nous
sommes passés de 800 m2 à 2.000 m2, et de 400 membres à 2.500…
Le
squash m’a beaucoup apporté dans ma vie. D’abord, le défoulement dont
j’avais grand besoin, l’aspect sportif si important dans ma vie. Ensuite,
le plaisir de jouer, en particulier pour une équipe. J’ai été élevé dans
l’éthique des équipes, et c’est pour cela que nous avons aujourd’hui le
plus grand nombre d’équipes nationales en France (5 en Nationales (3H,
2F), et 5 régionales (3H, 2F). Les équipes, c’est pour moi très important…
Sans oublier que le squash me permet de vivre, tous les jours…
Nous ne devions pas organiser ces championnats, mais on nous a passé le
bébé en janvier, tout s’est fait un peu vite… Mais c’est quand même un
grand évènement d’avoir tant de bons joueurs ici… »
Lee est un homme heureux, heureux de vivre ici, heureux dans son couple,
heureux dans sa famille, heureux dans son club. Sa vie ? Il la résume par
« sentiments, plaisir professionnel, sport ».
Moi, j’achète…
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SAMEER
KHAN :
VINGT ANS APRES…
La
dernière fois que je l’ai vu, le petit Sameer, il avait 14 ans. C’était un
jeune homme discret, bien élevé, et déjà très doué une raquette à la main…
Sameer, c’est le fils de mon premier entraîneur, Shah Khan. On ne
présente plus Shah. C’est le monsieur, le géant qui a fait du squash
français ce qu’il est aujourd’hui.
Ce fut donc un grand plaisir pour moi aujourd’hui de lui parler après sa
victoire contre Yann Perrin.
« J’ai aujourd’hui 34 ans, j’ai mon brevet d’état, et je suis parti
enseigner au Set Aix, mais je m’apprête à partir aux Etats-Unis pour être
coach privé pour une famille. C’est très courant là-bas. Les parents
permettent ainsi à leurs enfants d’atteindre un niveau qui leur ouvre les
portes des universités. »
Sameer fut pendant un mois numéro 1 français, et champion de France en 95.
Son classement mondial fut aux alentours de 50/60, mais il fit quelques
perfs, battant les numéro 5, 7, et 20 mondiaux.

« Pour moi, le squash, c’est d’abord le plaisir de jouer, c’est avant tout
un sport ludique. Ensuite, c’est un sport qui a renforcé une discipline
que j’avais déjà. Et surtout, surtout, c’est un sport qui m’a appris
l’humilité. Quand j’étais jeune, j’avais une pointe d’arrogance, qui m’est
passé très vite quand j’ai commencé à devenir meilleur. Je ne pense pas
que l’on puisse être arrogant et bon. Il n’y a qu’à voir Mr Thierry
Lincou… »
J’ai été ravie de revoir Sameer. Et il m’a promis de m’envoyer un article
sur son père. Je l’attends avec impatience.
Et je suis sûre que ceux qui ont connu Shah aussi…

Play-offs
2005 |