Que représente aujourd’hui le squash ?
Le Squash est avant tout une passion que je vis depuis l’âge
de 8 ans. J’y consacre beaucoup d’heures et de sacrifices, mais les
satisfactions en retour sont très fortes et motivantes. C’est aussi une
super école de la vie en général. Ça inculque le goût du travail, la
rigueur, la patience, le respect, l’humilité, le courage, la
responsabilité, l’autonomie, la confiance en soi, les remises en question,
la collaboration, le travail d’équipe. En plus tous les mécanismes de
traitement d’information (détection, anticipation), de prise de décision
et d’adaptation a une situation sont transférables dans une vie active
normale.»
Quels sont vos sentiments sur la saison
passée ?
Mes résultats se sont améliorés au fil de la saison, cela est dû à un
entraînement toujours en mutation et à un travail de préparation et de
gestion mentale repris en profondeur par Jean-Marc LHABOUZ, un préparateur
mental.
Quels objectifs vous étiez-vous fixés ?
Je voulais gagner un tournoi Super Series et aussi les Championnats du
Monde à Anvers. J’ai par 2 fois échoué en finale à New York et au Qatar
mais j’aborde les tournois dans un meilleur état d’esprit : aller jusqu’au
bout.
Que vous a-t-il manqué pour atteindre vos objectifs?
Concernant les Championnats du Monde, j’ai perdu en quart de finale. Ce
n’est pas une contre-performance simplement il me manquait de la
conviction et de la confiance en moi pour battre Jonathon POWER pour la
première fois. Ce qui est arrivé deux mois après… Je dois maintenant être
persuader de pouvoir aller au bout et de remporter ces tournois là où je
me contentais avant de faire un quart ou une demi-finale. J’ai battu tous
les meilleurs joueurs au moins une fois. C’est une question de mental et
de détermination en mettant toutes les chances de son côté.
Vous arrive-t-il d’avoir des moments de doute et le gérez-vous ?
Je ne doute pas. J’essais de me nourrir que de certitude.
Cependant, je cherche les raisons de ma baisse de performance ou du degré
de compétitivité insuffisant. Cette remise en cause parfois ingrate et
délicate me permet d’avancer et de toujours évoluer.
Quelle signification donnes tu à ta victoire sur Jonathon Power ?
Il est vrai que j’ai buté sur lui à maintes reprises, ce qui devenait
irritant. Mais à force de persévérance et d’analyse, c’est passé avec une
stratégie tenue tout au long du match. Conclusion, il existe toujours une
solution à un problème ! J’en tire aussi comme enseignement qu’il faut
bien déterminer la stratégie gagnante face à chaque joueur tout en prenant
bien en compte ses points forts et ses points faibles.
Je suis très motivé et je joue avec envie. Après une bonne fin de saison,
de retour à la maison, je me suis fait une entorse bénigne mais qui m’a
écarté des courts pendant 3 semaines. J’ai du tout reconstruire cet été et
j’ai affiné ma préparation avec les égyptiens.
Quelles sont les grandes échéances de cette saison ?
Les championnats du Monde individuel au Pakistan et par équipe
en Autriche, tous les PSA où je m’inscrit car je dois être à 100% sur
chacun d’eux et bien sûr les championnats d’Europe des Nations à la maison
!
Quelles sont vos ambitions
?
Un podium pour les championnats du Monde et le titre pour les
championnats d’Europe. »
Que représentent ces Championnats
d’Europe des Nations en France ?
Je n’ai jamais eu la chance de participer à des championnats
d’Europe en France. C’est donc avec plein d’enthousiasme que je jouerai
devant un public qui j’espère répondra présent. Champion d’Europe à
Rennes, ça serait beau et unique dans l’histoire du Squash Européen.
Pouvez-vous me parler de l’équipe de France ?
Il y a une très bonne cohésion, une entente au sein du groupe. Les
relations remontent aux catégories poussins, il s’agit donc de la même
génération de joueur à l’exception de Grégory. On a remporté de nombreuses
médailles ensemble et les moments partagés étaient très forts.
Aujourd’hui, nous avons l’image d’une nation qui grimpe, que l’on doit
prendre au sérieux et dont les joueurs sont dangereux…C’est bon signe !
Quel est le meilleur souvenir de votre carrière ?
Ma victoire sur Peter Nicol, n°1 mondial, au premier tour de Hong Kong en
2001, après quatre mois d’absence à cause de ma fracture à la main droite
!
Quel est le pire souvenir de votre carrière ?
Lorsque je suis tombé bêtement en arrière et que je me suis
cassé le 3e métacarpe de la main droite en stage de préparation final pour
les championnats d’Europe en Avril 2001.
Thierry, Quel est votre secret de champion ?
Si c’est un secret alors ça doit rester secret ! Non franchement je n’en
ai pas. J’ai toujours été bien entouré, famille, entraîneurs, amis,
supporters. J’adore ce sport, j’ai toujours eu envie de progresser et de
maîtriser toutes les facettes de ce sport très complexe et complet.
J’essaie de réaliser mon rêve de numéro 1 Mondial et c’est maintenant ou
jamais !