PARDON GUILLAUME...
Oui, il m'avait invitée cette année, le Guillaume Ducruet, l'homme qui a
remis la marque Tecnifibre au milieu du marché mondial. Mais cuite de
chez cuite, j'étais après les Super Series Finals, car l'enchaînement
Hurghada, Kuweit, Liverpool et SSF avait eu raison de mes dernières
cartouches...
Cela ne les a pas empêchés de bien s'amuser sans moi, Thierry,
Alister Walker,
et le Guillaume...
Une petite vidéo pour la route??? Allez....
FÉVRIER 2008
NOVEMBRE 2007
22 novembre 07
Une excellente interview de Thierry et de
Greg. A lire absolument...
Alors,
beau boulot pour
François
Timour, le réalisateur du clip, mais aussi et surtout, bravo à notre
Guillaume Ducruet national, M. Tecnifibre, dont la vision
déjantée, hors du commun et original, imprègne le Monde du Squash d'un
parfum d'invention dont il a TANT BESOIN! Et je sais de quoi je cause...
Allez, venez regarder Thierry et Wael faire trembler les murs...
J'ai raté l'entraînement de ce matin car j'avais un colis
spécial et urgent à réceptionner à la maternité. Paola est née à
10h, 3kg.
Biz"
30 juillet 07 ELLE EST NÉE... Comme
le veut la tradition, un an après leur mariage (oh oui, elle était
facile, celle-là), les Lincou nous ont fait une petite...
Nous l'attendions en même temps que les Super Series Finals, ce qui
aurait signifié bien sûr que Thierry aurait raté le tournoi. Et comme il
en déjà pas joué beaucoup, le pépère...
Mais bon, cette petite Paola, c'est déjà une fille de Champion, elle
sait arriver un peu plus tôt pour permettre à son papa d'aller faire le
beau à Manchester.
J'espère que la maman se porte bien, que la naissance un peu prématurée
ne l'aura pas trop fatiguée. Parce que le reste, le squash, les compéts,
on s'en.... mais alors, grave!
C'est son deuxième plus beau titre, au Patron... Le premier, c'était la
naissance de Jade bien sûr....
Bravo, Céline, bravo ma belle....
Framboise
JANVIER 2007
CÉLINE, THIERRY et JADE par Daniel Lincou
Il était une fois, deux jeunes collégiens.
Sous le climat serein de notre petite île,
Ils menaient une vie insouciante et tranquille.
Et chacun grandissait dans l’affection des siens.
Quand la cloche sonnait, ils ne s’attardaient pas.
Et pendant que Céline faisait des entrechats,
Thierry défiait son frère et ses amis
Sur le terrain de squash et sur le tatami.
Ils grandirent heureux, eurent une belle enfance,
Une vie bien réglée, pas tellement stressante.
Au milieu de leurs frères. (il n’y avait pas de sœur)
Mais pour eux l’avenir était déjà ailleurs.
Les tourtereaux devinrent des pigeons voyageurs.
Apres avoir quitté le cocon familial,
Chacun de son coté, connut un choc brutal.
Métro, bus RER les yeux sur le réveil,
Toujours prêts à partir, le sac en bandoulière.
Dans le crachin humide de la vie parisienne,
Chacun menait sa vie, chacun avait la sienne.
Thierry empruntait les voies aléatoires
Des chemins tortueux qui mènent à la gloire.
Céline, studieuse, se faisait des diplômes
De comptabilité à la fac de Paris.
Pendant qu’il apprenait à devenir un homme
A l’ l.N.S.E.P. avant d’être un sportif accompli.
Chaque fois qu’ils pouvaient, c'est-à-dire pas souvent,
Ils revenaient sur l’île, auprès de leurs parents,
Et de tous leurs amis faire la provision
De mer et de ciel bleu, d’amour et d’affection.
Le temps passa, ils firent ensemble, longue
route,
Avec des sacrifices, des d’efforts, on s’en doute,
Thierry, sur la planète, engrangeait des victoires,
Parfois des déceptions, c’est la vie, il faut croire !
Au milieu des étapes jalonnant son chemin,
Le port d’attache était rue du fer à moulin,
Où il revenait toujours glorieux ou meurtri
Dans ce havre de paix au milieu de Paris.
Un beau jour de Septembre de l’an deux mille trois,
Ils durent ajouter un berceau dans leur nid.
Ils y mirent un bébé qui donnait de la voix.
Et qui, d’un coup donna plus de sens à leurs vies.
Il était déjà temps de penser aux cadeaux,
Le papa s’efforça d’en faire un très beau :
Avec le titre de numéro un mondial,
Qui récompensait bien des années de travail.
Jade aujourd’hui, grandit au pays de Mireille,
Elle chantera gaiement, d’ici quelques années,
Baster ou Ziskakan ou petit’ fleur fanée,
Avec l’accent qu’on prend du coté de Marseille.
Céline et Thierry, devant nous tous s’unissent.
Souhaitons leur bonne route ! Que leurs vœux s’accomplissent.
28
décembre 06 Sports Thierry Lincou : “Redevenir
numéro 1”
Thierry Lincou, numéro 3 mondial, est pour la première
fois depuis bien longtemps en vacances à la Réunion. L’occasion de
dresser un bilan sur la saison écoulée et d’évoquer ses objectifs pour
l’année 2007.
Il y avait
plus d’un an qu’il n’avait pas remis les pieds à la Réunion pour prendre
des vacances. Toujours entre deux tournois au Pakistan ou en Australie
ou entre deux avions pour Londres ou pour Le Caire, Thierry Lincou
n’avait pourtant pas oublié le “goût de l’île”. Débarqué la semaine
dernière pour passer les fêtes en famille, le champion saint-pierrois
peut, pour la première fois depuis bien longtemps, prendre le temps de
souffler avant d’attaquer une année 2007 pleine d’ambitions. L’occasion
de faire le point sur une saison riche, marquée par quatre victoires en
tournois et une demi-finale de championnat du monde. Le numéro 3 mondial
revient aussi sur l’éclosion de Christophe Gaultier, son compagnon
d’entraînement qui devrait bientôt lui ravir sa place de numéro 1
Français.
Depuis combien de temps
n’étiez-vous pas revenu sur l’île ?
Thierry Lincou : “Ça faisait plus d’un an et demi que je
n’avais pas passé de vacances ici. J’étais simplement venu disputer un
tournoi d’exhibition il y a déjà plusieurs mois. Mais mon calendrier
était tellement chargé, entre les tournois et les phases de préparation,
que je n’avais pas pu revenir pour Noël et même en juin comme j’ai
l’habitude de le faire. Ça fait du bien d’être de retour, de retrouver
le goût de l’île...
Quel bilan dressez-vous de cette
saison 2006 qui s’achève ?
Globalement je suis vraiment satisfait... J’ai su
rebondir après une fin d’année 2005 et un début de saison très difficile
où j’ai éprouvé une lassitude physique et mentale pour la première fois
de ma carrière. J’étais alors numéro 5 mondial et j’avais vraiment du
mal à tenir la cadence et les exigences des compétitions
internationales. Et puis peu à peu je suis revenu à mon meilleur niveau
en réalisant plusieurs belles performances. J’ai ainsi remporté quatre
tournois (N.D.L.R. : Londres en février, Liverpool en mai, Sheffield en
août et l’Open du Pakistan en novembre) et j’ai également disputé une
demi-finale lors des championnats du monde. Cela m’a permis de repasser
numéro 3 mondial.
Justement, n’est-il pas difficile
de se contenter d’une place de numéro 3 mondial après avoir longuement
occupé le fauteuil de numéro 1 ?
C’est vrai que j’ai vraiment envie de retrouver cette
place. J’y pense beaucoup. Il faut être régulier tout au long d’une
saison, c’est un aboutissement. J’y crois, d’autant plus que les deux
joueurs qui me précèdent au classement sont prenables. J’ai d’ailleurs
battu quatre fois l’Australien Palmer (N°2) cette saison. Mais pour
l’instant c’est vrai que l’Égyptien Shabana mérite cette place. C’est un
vrai magicien de la raquette...
Comment avez-vous vécu l’éclosion
de Christophe Gaultier, votre partenaire d’entraînement, qui pourrait
bientôt devenir numéro 1 Français ?
Pour être honnête ça me fait un peu bizarre. Christophe
est depuis longtemps dans mon sillage. C’est un ami même si c’est vrai
qu’en compétition il n’y a que la victoire qui compte. Mais je suis
également fier de lui avoir apporté certaines choses. Il a réalisé de
superbes résultats cette saison, c’est mérité.
Que peut-on vous souhaiter pour
2007 ?
Des succès ! J’espère redevenir numéro 1 mondial mais
aussi remporter le championnat du monde. Ce sont deux défis totalement
différents et j’espère en réaliser au moins un des deux. Il me reste
deux ou trois saisons à jouer au plus haut niveau, je compte bien en
profiter...
Songez-vous déjà à votre
reconversion ?
Pour l’instant je n’y pense pas vraiment même si c’est
vrai que j’ai déjà deux ou trois idées qui me trottent dans la tête. Par
exemple, un poste d’entraîneur national ne me déplairait pas. J’ai
également le projet d’organiser un Open de France dans un lieu magique à
l’image de celui d’Égypte (N.D.L.R. : au pied des pyramides). Pourquoi
pas sous la Tour Eiffel, ce serait génial... Ce qui est sûr c’est qu’une
fois ma carrière terminée je contribuerai au développement du squash et
notamment à la Réunion...”
Propos recueillis par Florent
Turpin
Article mis en ligne le
27 décembre 2006 - 09h29
AOÛT 2006
31 août 06
LE
PATRON SE MARIE - 22 Juillet 06
Une chaleur torride.... Une mariée superbe et rayonnante... Un marié
impeccable en gilet , chemise et veste en soie sauvage, au chaud le
Patron.... La famille, les amis de tous bords, pays, continents, même....
Une cérémonie à la Mairie toute simple.... Un repas de rêve au Sofitel du
Vieux Port... Une vue époustouflante... Quelques discours plein
d'émotions... Quelques chansons "de
là-bas"... Daniel Lincou qui "pense".. Paul Sciberras et Franck Carlino, les
deux entraîneurs de Thierry en grande discussion.... Jade Lincou en Lapin
Duracell... Une fin de soirée dans la piscine du Set....
Et le grand bonheur, tout simple, de voir deux êtres s'aimer, se le dire, se
le promettre, et sourire.... Tout simplement.
Le Patron a épousé Céline.
PHOTOS PAR LA FAMILLE SORIA, NADINE LACROIX, SERGE
Je l’ai vu n’osant même pas regarder vers le soleil.
Je l’ai vu arracher sa première couronne aux Super Series.
J’ai tremblé devant un tableau d’affichage pour pleurer de bonheur quand il
est devenu Champion du Monde.
Je l’ai vu dominer le Monde du Squash pendant douze mois.
Je l’ai vu douter.
Je l’ai vu tomber.
Je l’ai vu se relever.
Et briller encore.
Monsieur Lincou est entré dans la légende. La légende de ceux qui ont ouvert
le chemin en grand pour que les autres s’y engouffrent.
Il y aura d’autres Champions.
D’autres Français en haut de l’affiche.
Mais lui, il restera à jamais le Premier.
Il n’a plus rien à prouver.
Il est.
Bon anniversaire Thierry.
Framboise
2 février 06
Franck Couégnat nous a envoyé le scan de l'article, et le papa de
Ludi et de Gaby De Lavison nous a indiqué le site du Midi Libre...
Entre les deux, nous avons tout ce qu'il nous faut....
Édition du 02 Février 2006
Surdoué du squash, Thierry Lincou s’est construit sur deux
cultures...
PORTRAIT : Il est parvenu là où aucun joueur français de squash ne
s’était jamais hissé: au rang de numéro un mondial. Et a réussi l’exploit
d’y rester une année complète, de janvier à décembre2005.
A 29 ans, Thierry Lincou possède une incroyable collection de titres
nationaux et mondiaux. Aujourd’hui redescendu à la 5e place après une
élimination en quart de finale des derniers championnats du monde, le
leader d’une génération tricolore surdouée veut retrouver sa place de
numéro un.La reconquête débutera avec des championnats de France relevés,
la semaine prochaine, à Nîmes.
« Il y a quinze ans, j'ai écrit en rouge sur mon ordinateur : Thierry sera
champion du monde en 2002. » Paul Sciberras est un entraîneur
précurseur, un biomécanicien, pas un sorcier.
Le coach lodévois, qui venait de prendre en main le jeune Lincou, ne s'est
pourtant trompé que de quelques mois. C'est qu'il l'a vite cerné, l'ado de
Saint-Pierre de la Réunion. Un peu de nonchalance insulaire dans les
veines, certes. Mais aussi un vrai talent, des qualités génétiques de
vitesse, un sens aigu de l'adaptation et de la générosité à revendre.
Côté tête, une maman chinoise lui a inculqué « l'envie de toujours gagner,
de repousser ses limites ». Côté court, le futur surdoué de la raquette a
mordu à l'hameçon du squash dès l'âge de huit ans sur le premier terrain
que son père, éducateur spécialisé pour enfants en difficulté, a fait
construire sur l'île. Un papa, audois d'origine, fils de paysan, qui lui a
aussi transmis « le sens du travail et l'amour du sport »
Le
jeune Lincou, que la culture bicéphale et les racines ramènent deux fois
par an en terre chaurienne, en a profité. « C'est un plaisir de retourner
dans l'Aude. J'y ai mes grands-parents, des tantes, oncles, cousins... et
beaucoup de souvenirs de vacances, enfant. Je m'y ressource. Mon
équilibre, c'est à la fois ici et à La Réunion. Le mariage des deux
cultures est très enrichissant. »
Un équilibre qui
l'a aidé à se construire et à toucher le Graal. Rigoureux, opiniâtre et
perfectionniste sur un court, fidèle, réservé, attaché à sa famille et les
pieds sur terre en dehors, Thierry Lincou, qui aurait pu être surfeur,
joueur de rugby ou judoka, n'a rien inventé. Il s'est appuyé sur des
valeurs que ses deux entraîneurs ont su exploiter et conjuguer avec ses
qualités naturelles, faisant du champion de France benjamin 1988 le "number
one" du squash mondial.
Dans le cercle fermé des numéros uns, Thierry Lincou est d'ailleurs une
exception. Là où tous les champions ont lâché les études depuis belle
lurette, lui a prouvé qu'on pouvait concilier les deux, enchaînant les
diplômes avec mention, du BTS "action co" à la maîtrise Staps en passant
par les brevets d'État d'éducateur. Avec, en préparation, un mastère en
management du sport, à l'université de Marseille... Les pieds sur terre et
des chevilles que son statut n'a pas fait enfler, vous assure-t-on. « Je
sais qu'une carrière est courte... »
Et donc, qu'à 29 ans, il doit profiter des quelques années qu'il lui reste
au plus haut niveau. « Dans le fond, je suis assez zen mais cette envie de
gagner ne me quitte pas. Aujourd'hui, j'ai un titre à reconquérir. Les
autres ne sont pas si loin que ça. Ça me fait du bien de redescendre un
peu et de reprendre mon souffle. J'ai encore faim de victoires et
d'émotions fortes. »
Fraîchement intronisé Chevalier dans la Grande confrérie du cassoulet de
Castelnaudary, Thierry Lincou n'en a pas fini avec la défense du lingot.
Surtout avec le lingot d'or de numéro un mondial, auquel il a goûté
pendant un an et dont il aimerait retrouver au plus tôt la saveur.
Patrice ESPINASSE
Lincou:
"Je n'ai pas tout gagné"
21/11/2005
Propos recueillis par REMI DUCHEMIN
De Sports.fr Depuis décembre 2004, le numéro un mondial de squash est
français. Thierry Lincou, né à la Réunion, est d'ailleurs le
premier joueur non issu de l'ex-empire britannique à accéder à ce
rang.
A partir du 28 novembre, il défendra à Hongkong son titre de
champion du monde acquis l'an dernier, avec la volonté de se
maintenir au sommet de la hiérarchie mondiale. En attendant,
Thierry Lincou, bientôt trente ans, évoque sa vie au sommet d'un
sport encore largement confidentiel en France.
Vous vous apprêtez à défendre votre titre
de champion du monde conquis l'année dernière. Comment vous sentez-vous ?
Je me sens bien. Cela fait un moment que je n'ai plus fait de compétition,
donc j'ai une certaine fraîcheur. Et puis j'ai envie de rester numéro un
mondial, donc je dois gagner pour ne pas perdre mes points acquis l'an
passé. Mais je sais que ça va être difficile. Les dix premiers du
classement mondial sont tous très proches. Au premier tour, je prends un
Egyptien redoutable, Wael El Hindi, toujours surprenant. Et ensuite, si on
se qualifie tous les deux, je rencontrerai Grégory Gauthier.
Justement, votre jeune compatriote vient d'entrer dans les dix premiers
joueurs mondiaux. Est-ce que vous commencez à le craindre et, plus
généralement, tous les Français sur le circuit ?
Avec Grégory, on se connaît bien, on s'entraîne souvent ensemble, donc je
m'attends forcément à une rencontre difficile. Il a un gros potentiel. En
plus contre moi, il n'a rien à perdre, et comme il n'a peur de rien, il va
tout donner. Je vais essayer de gérer ce match comme si j'affrontais
n'importe quel autre adversaire, pour lui montrer que je reste le plus
fort. Il est promis à un bel avenir, mais tout reste à faire. Les autres
Français sont encore un peu en-dessous, mais le niveau commence à évoluer.
L'équipe de France est très performante, comme le prouve notre titre de
vice-champions du monde obtenu en 2003, même si cela avait été un sacré
exploit.
"Je me suis tout de suite éclaté"
Quelles répercussions vos bons résultats ont-ils en France, au niveau
de votre notoriété, et au niveau de votre sport ?
On commence à me reconnaître dans la rue, ça me fait plaisir. Pas à Paris,
mais à Marseille, par exemple, et à la Réunion, mon île d'origine, où
tout le monde me connaît. En fait, j'essaie d'être une sorte
d'ambassadeur pour mon sport en France, pour dynamiser les choses.
Actuellement, on manque encore de structures, mais le nombre de
licenciés augmente, et il y a des projets. Ainsi, le premier Open de
France devrait avoir lieu en septembre, avec les meilleurs joueurs du
monde. Une chose est sûre, je suis fier de ce que j'ai fait pour ce
sport en France depuis deux ans.
Est-il possible de vivre correctement du squash en France ?
Oui, on peut s'en sortir avec la somme de tous les revenus. Un tiers de ce
que je gagne vient de mes gains sur le circuit. Le reste est partagé
entre les sponsors d'une part, et les clubs et la fédération d'autre
part. On peut donc vivre correctement, à condition d'être dans les 20
premiers au classement mondial. Mais c'est vrai que le squash ne génère
pas beaucoup d'argent. C'est d'ailleurs pour cela que notre sport n'est
pas touché par le dopage. Et heureusement, car quand je vois ce qui se
passe dans d'autres sports, je suis dégoûté.
Plus jeune, à la Réunion, vous pratiquiez le cyclisme, le surf et
autres sports de glisse. Pourquoi avoir finalement choisi de vous
consacrer au squash ?
D'abord, parce que j'habitais à 50 mètres de la salle. Ensuite, parce que
je me suis éclaté tout de suite, je passais des heures sur le court sans
m'en rendre compte. Mes parents se sont vite rendus compte que j'étais
capable de faire des performances, puisque j'étais troisième mondial
chez les juniors, mais ils préféraient que je privilégie les études. A
la fin de mon BTS de Commerce, j'avais le choix entre Sup de Co et le
squash. Je venais de franchir la barre des 50 premiers mondiaux, j'ai
donc choisi le squash.
"J'essaie encore de m'améliorer"
Comment expliquez-vous votre réussite, dans un sport traditionnellement
pratiqué dans les pays de l'ex-empire britannique ?
Ma force, c'est d'être polyvalent et complet dans le jeu. Du coup, je
m'adapte facilement à chaque adversaire, et j'arrive à trouver la
solution. Surtout, il y a trois ans, j'ai entrepris un travail
psychologique pour être moins réservé sur le court. Aujourd'hui,
j'arrive à me dépasser et à être plus déterminé face à certains joueurs.
Comment vos adversaires, qui sont donc pour la plupart issus des
ex-colonies britanniques, ont-ils réagi à votre accession à la place de
numéro un mondial ?
C'est vrai que je suis le premier joueur qui ne vient pas de ces pays à
être champion du monde et numéro un mondial. Cela rajoute encore plus de
piment à ma réussite, surtout qu'aucun joueur anglais n'a encore été
champion du monde. Ils essaient depuis deux siècles, alors que nous,
depuis trente ans seulement (rires). En fait, les joueurs m'ont bien
accueilli. Ça faisait un moment qu'ils me connaissaient, et le squash
est un sport où l'esprit de camaraderie règne. Il y en a qui n'ont pas
très bien réagi, ce sont les journalistes de ces pays-là. Mais je crois
qu'ils commencent à s'y faire.
Quand on a tout gagné, comme vous, comment arrive-t-on à se remotiver,
pour repartir au combat ?
La motivation, il faut la trouver dans le plaisir, dans la remise en
question aussi. Ce qui est intéressant, c'est de toujours chercher à
progresser. Moi, j'essaie encore de m'améliorer. En plus, je n'ai pas
tout gagné. Il y a des tournois très prestigieux, le British Open par
exemple, que j'ai envie de remporter. Et puis, il y a le sentiment né de
la victoire, qui efface toutes les heures d'entraînement.
Thierry
Lincou : La consécration... Rodolphe
Gaudin et son équipe de France 2 nous ont fait un reportage superbe...
Un Lincou puissant, plein
d'émotion et de force... A voir absolument... Cliquez, messieurs
dames...
Salut framb,
Je tenais juste à effectuer un petit rectificatif quant au reportage de
France 4 sur la Finale des Super Series, à savoir que contrairement à ce
qui a été écrit, je ne suis pas " l'entraîneur "de Thierry , il a 2
entraîneurs, qui sont Paul Sciberras et Franck Carlino. Thierry est un ami
et dès que je peux lui apporter mon soutien au niveau du coaching sur un
tournoi, je le fais avec plaisir, d'ailleurs sur le même tournoi, j'ai
également coaché Jonathon Power...
Donc je ne m'étais pas installé comme ils disent "entraîneur de Titi". Ce
qu'il faut savoir, et ce n'est pas à toi que je vais l'apprendre, c'est
que les joueurs n'ont pas toujours leur entraîneur avec eux, et que le
soutien sportif et mental d'une personne proche leur est souvent bénéfique.
Merci de passer ce petit mot afin d'éviter toutes ambiguïtés
David Navarre
Salut framboise,
il y avait, si tu te rappelles, une autre équipe de TV, en plus de celle
de Stade 2. C’était celle de France 4, une chaîne câblée gratuite en
France. Ils sont restés toute la semaine et le reportage passera dans une
émission quotidienne qui s’appelle " Un peu plus près des étoiles".
L’émission sera diffusée du lundi au vendredi sous forme d’épisodes à
suivre pendant huit minutes, et le samedi, une émission de 26 mn.
Ils nous ont suivis un peu partout durant la semaine à Londres. Le
reportage sera un peu dans la veine de ce que Canal Plus avait fait pour «
Les yeux dans les Bleus ».
Thierry
Lincou : La consécration... Rodolphe
Gaudin et son équipe nous ont fait un reportage superbe... Un Lincou puissant, plein
d'émotion et de force... A voir absolument...
Thierry Lincou sest adjugé sa huitième
couronne nationale, hier à Rennes.
Vous êtes numéro un mondial depuis décembre dernier, de nouveau champion
de France depuis hier en battant Renan Lavigne
(3 à 1), est-ce une consécration ?
Thierry Lincou. Oui, ce sont des
instants uniques dans une carrière. Jai tellement trimé. Et puis
beaucoup de gens me soutiennent et me suivent depuis quinze ans,
notamment mes coachs Paul Sciberras et
Franck Carlino. Cest un projet mené à bien qui a abouti de la plus
belle des manières.
Votre préparation sécarte des schémas classiques.
Thierry Lincou. Son originalité est
quelle est basée sur un apport théorique et scientifique. Nous navons
copié personne. Nous travaillons ce que jappelle le système. Il
convient en effet dêtre intégré dans lentraînement et non pas
seulement denchaîner des exercices.
Je me suis toujours efforcé de
comprendre ce que je faisais et daller loin dans la réflexion. Il est
indispensable de ne pas tomber dans la répétition ou la redondance. Par
ailleurs, la planification est extrêmement précise et fonction des
compétitions au programme.
Par exemple, je bosse souvent avec un
cardiofréquence-mètre. Je renforce mon
mental et ma visualisation en jouant la balle sans la balle. Il sagit
dexécuter le geste en se représentant le coup frappé. Paul
Sciberras est titulaire de trois DEA, de
cognition, de biomécanique et de neuropsychologie. Il sintéresse
énormément au traitement des données. La richesse et la variété des
trajectoires stimulent la prise dinformations, ce qui permet de dominer
la concurrence.
Vous avez en quelque sorte musclé votre cerveau et développé vos sens.
Thierry Lincou. Oui. Je dirais que jai
réellement appris à connaître mon corps et mes limites via la
proprioception. Je sais gérer mes efforts. À partir de là, jai un
avantage sur mes adversaires. En outre, je parviens à madapter très
vite à leur jeu en lanalysant avec Franck Carlino. Il arrivait que je
perde contre des gars car je ne réussissais pas à décrypter leurs
intentions. Maintenant, janticipe et je peux les mettre sous pression.
Je me suis obligé à vraiment déceler ce que lautre voulait entreprendre.
Je me concentre sur la perception périphérique afin de deviner
immédiatement son choix.
La discipline est-elle télégénique ?
Thierry Lincou. Elle lest. On voit la
balle impeccablement quel que soit langle où lon se place. Le problème,
cest que les chaînes ne se penchent pas assez sur la question. Il y a
déjà eu des pourparlers avec Eurosport et Sport Plus. Le produit existe.
Il faut simplement un financement derrière.
La fédération na que
vingt-cinq ans dancienneté. Nous sommes dans une phase de promotion et
de construction. Notre sport nappartient pas à notre culture
contrairement à ce qui se passe en Angleterre où il y a trois millions
dadeptes.
Vivez-vous de votre talent sur le court ?
Thierry Lincou. Oui, comme ceux qui sont
dans le top 20. Je suis professionnel. Je touche des gains en tournoi,
des primes de mes sponsors et de mes clubs ainsi quune aide fédérale.
Je men sors correctement. Jai un salaire de cadre.
Trois Tricolores (Grégory Gaultier no 9,
Renan Lavigne no 17 - NDLR) sont dans les
vingt premiers du classement PSA. Ce nest
pas un hasard.
Thierry Lincou.Non, dautant que la
relève est assurée. Les équipes de France cadets et juniors sont sur les
podiums européens. Il y a eu un sacré boulot
deffectué. Les pôles régionaux sont implantés sur lensemble du
territoire, sans compter le pôle senior à Aix-en-Provence.
La FFS est
jeune. Elle a eu besoin de temps pour se structurer. Aujourdhui, elle
possède le staff et les moyens nécessaires à linstauration de filières
de détection. Elle a une politique de haut niveau puisque 30 % du budget
va aux athlètes. Nous sommes sur de bons rails. Il y a à la fois les
modèles et une voie tracée.
Entretien réalisé par Alexandre Terrini
Voici larticle de lhumanité.
Je ne sais pas si tu peux le diffuser sur ton site, mais il est
intéressant ! Patrick Noirot
Comme dhabitude (et cest de famille), Thierry est toujours le premier à
répondre présent quand il sagit de participer à des uvres de
bienfaisance. Cette fois, il sagit de venir en aide à lAssociation «
Protect and Save the Children ».
En compagnie de Grégory, il sentraîne en vue de lOpen de Hong Kong,
qui se déroulera du 31 août an 5 septembre 2004.
En passant, vous pourrez suivre le tournoi en anglais sur
SquashPlayer.co.uk, et jessaierai de vous faire les traductions au fur et
à mesure
Alors, cette soirée ?
Eh bien, cest ce samedi 21 août, et se déroulera au National
Squash Centre, où se sont déroulés les Jeux du Commonwealth 1998, le
Championnat Asiatique, et tout récemment lOpen de Malaisie.
Les spectateurs auront la possibilité de jouer contre certains des
meilleurs joueurs du monde : Thierry, Grégory, les joueurs
malaisiens Ong Beng Hee (contente de savoir que sa blessure va
mieux, vu quil a déclaré forfait la semaine dernière pour lEnglish
Open), Azlan Iskander (qui sentraîne à Chingford avec Neil
Harvey), Nicol David, Sharon Wee, sans oublier lÉgyptien Wael
El Hindi et langlais Bradley Ball .
Lorganisation non gouvernementale « Protect and Save the Children »
essaie détablir une sorte de lien entre les différents services daide
aux enfants victimes de sévices sexuels. Lassociation propose un soutien
psychologique et psychothérapeutique à ces enfants, et tente également de
faire prendre conscience au grand public des drames que ces victimes
subissent.
Comme vous le voyez, une cause qui mérite bien quelques gouttes de sueur.